Techniques de lancer

Savoir lancer est évidemment primordial. Une bonne technique permettra d'être à l'aise au bord de l'eau et de réussir sa partie de pêche. Pour acquérir une dextérité acceptable, Il faut beaucoup s'entraîner ! Pour cela, une pelouse dégagée (un stade par exemple) conviendra pour une mise en pratique. Il faut travailler en priorité la précision et la douceur du posé. Plus tard, quand vous commencerez à affronterez la rivière et les poissons en pêchant à la mouche, n'oubliez pas de vous exercer dans toutes les conditions ! (Vent, pluie, zone encombrée, courant, calme, crépuscule).

L'idéal pour le débutant reste de prendre, comme dans tous les sports, quelques leçons avec un moniteur qui vous enseignera les bases de la technique pour vous rendre rapidement autonome. (Consultez la rubrique Initiation et Perfectionnement.)

Introduction

Avant de commencer à "fouetter", il est indispensable de comprendre le principe physique du lancer.
Après l'arraché, lorsque la canne est mise en mouvement arrière, le poids de la soie provoque une flexion de la canne qui correspond à l'armement d'un ressort.
Le blocage du mouvement arrière puis le renvoi de la canne vers l'avant avec blocage ont l'effet inverse, et amènent la soie vers l'avant.
Et ainsi de suite...
Ces mouvements d'arrière en avant (à la façon d'un balancier de métronome) ont pour but de charger la canne en énergie par le poids de la soie, et, grâce à cet effet de ressort, de donner de la vitesse à la ligne, puis de propulser la mouche au moment du shoot final.
Ces transferts de charges ne doivent pas être perturbés par des mouvements parasites du bras. Il faut donc maîtriser le fonctionnement des leviers (bras, avant-bras) et des points d'articulations (poignet, coude, épaule) qui le composent. Les mouvements du bras et du poignet ne sont que des régulateurs pour mettre en mouvement, guider la canne, et pour en armer le nerf. C'est une gestuelle simple et précise qu'il faut apprendre.

Les différents types de lancer

Il existe différents types de lancers dont 4 fondamentaux que tout pêcheur à la mouche doit savoir exécuter :

  • le lancer droit ou vertical
  • le lancer horizontal
  • le lancer de revers
  • le lancer roulé

Sachant qu'un pêcheur en rivière pêche entre 5 et 20 mètres, nous laisserons de côté le "casting" et d'autres lancers acrobatiques comme le "snake-roll" (voir photo), qui sont des lancers de compétition (record de distance à plus de 80m pour le casting) et qui demandent de posséder parfaitement plusieurs techniques dont la simple et la double traction non indispensables au débutant. Nous évoquerons néanmoins ces tractions, car elles s'avèrent utiles pour la pêche en réservoir et sur les très grandes rivières, mais aussi et surtout contre le vent.

Comment tenir la canne

Il existe 3 principales prises de poignée qu'il est nécessaire de soigner car les difficultés lors du lancer sont souvent dues à une mauvaise tenue de la poignée de la canne.

Souvenez-vous qu'il ne faut jamais trop serrer le grip. Ayez un tenue ferme mais non crispée.

Grip anglais ou position standard

Il faut tenir la poignée entre la paume et les 4 doigts, le pouce doit-être étendu sur le dessus de la poignée dans le prolongement du bras et dans l'alignement de la canne.

Grip autrichien ou position continentale

Rotation de la main d'1/4 de tour vers l'intérieur par rapport à la position précédente pour tenir la poignée latéralement entre la paume et les autres doigts, l'index est étendu sur la poignée.

Position conseillée aux débutants (diminue la tendance à casser le poignet en arrière et favorise la précision).

Grip tournevis ou position tournament

Même position de la main sur la poignée que le grip autrichien, mais l'index est replié contre les autres doigts, le pouce est appuyé latéralement sur la poignée.

Cette position est souvent utilisée par les compétiteurs de longues distances (casting).

Préambule

Pour situer les différentes positions de l'ensemble avant-bras/canne pour tous les lancers, on utilise par analogie le cadran d'une montre (comme en aviation), et c'est la petite aiguille (celle des heures) qui indiquera la position de la canne.

Le lancer droit ou vertical

C'est le mouvement de base de toutes les formes du lancer à la mouche.
Le lancer vertical se décompose en 4 temps :

  • L'arraché (qui arme le ressort),
  • Le blocage en position verticale à 13h (qui permet à ce ressort de se détendre),
  • La propulsion vers l'avant
  • Le blocage à 11h suivi du posé à 9h.

Premier mouvement : l'arraché

L'arraché permet d'enlever discrètement la mouche de l'eau, sans créer de sillon, ni de bruit pour ne pas effrayer le poisson. L'arraché se réalise une fois la dérive de la mouche terminée, c'est à dire au moment où l'on souhaite soulever la ligne de la surface de l'eau pour relancer.

Pour pouvoir l'effectuer correctement, il faut avant tout bien le préparer. Tout d'abord, on récupère l'excédent de soie. On immobilise la ligne en la serrant avec un doigt contre la poignée et on soulève ensuite lentement pour amener la canne en position horizontale (9h). Puis on relève progressivement la canne, en commençant doucement puis en accélérant franchement le mouvement pour bloquer nettement la canne quand cette dernière est parvenue à la verticale (13h).

NB : Si on lève la tête au moment ou la ligne passe au-dessus de soi, on constate qu'il s'écoule un certain temps avant que la ligne ne soit étendue et ne commence à retomber au sol. L'évaluation correcte de ce laps de temps (appelé timing) permet d'obtenir rapidement une cadence convenable. Il faut attendre que la ligne soit complètement déroulée à l'arrière, qu'elle charge le scion (effet de ressort) avant de bloquer et de relancer vers l'avant.

Second mouvement : la propulsion

Quand on sent que la ligne est étendue sur l'arrière et tire sur la canne, on rabat celle-ci vers l'avant, d'un mouvement progressif en imprimant une accélération, puis on bloque la canne à 11h avant qu'elle n'atteigne l'horizontale. Ce fouetté vers l'avant ne doit pas être forcé. Quant la ligne s'étend vers l'avant, on abaisse doucement la canne pour que la ligne et le bas de ligne étendus se posent délicatement sur la surface de l'eau.

Récapitulation

  • Au départ canne sur 8 heures.
  • Mouvement progressif et accéléré, la canne remonte vers 13h.
  • A 13 heures, la canne est bloquée, on respecte le temps que la ligne se déroule vers l'arrière.
  • Une fois la soie déroulée en arrière, la canne, par un mouvement progressif, est accélérée vers l'avant en repartant vers 11 heures, où elle est à nouveau bloquée, le temps que la ligne s'étale devant soi.
  • La canne accompagne alors la descente de la ligne jusqu'à une position entre 8 et 9h.

Pour le geste lui-même, lancer avec le poignet, l'avant-bras, le bras, l'épaule ou le corps tout entier, l'essentiel est que la séquence accélération vers l'arrière/blocage et accélération vers l'avant/blocage soit respectées.
Néanmoins, une des façons d'obtenir un geste satisfaisant est de partir avant-bras et poignet dans le prolongement de la canne et de rapprocher le coude du corps, tout en relevant l'avant-bras pour amener le poignet vers l'épaule ou l'axe de l'oreille sans le dépasser. En serrant la poignée au moment du blocage, il y a de fortes chances pour que l'arraché et la projection de la ligne vers l'arrière soient corrects.
Il faut s'exercer régulièrement pour que ce geste devienne naturel.

Problèmes spécifiques au lancer vertical

  • Le défaut constaté le plus couramment consiste à relâcher la pression des doigts au moment du blocage de la canne à la verticale (le poignet doit être ferme).
  • Si la ligne ne s'arrache pas ou mal, elle accroche la canne, c'est le signe que le mouvement a manqué d'énergie.
  • Si la ligne s'élève d'un seul coup en ondulations irrégulières, c'est le signe d'un mouvement trop brutal sans accélération progressive.
  • Si la canne s'incline exagérément vers l'arrière par un poignet trop cassé, la ligne est plaquée au sol au lieu de s'étendre en l'air (vérifier également la pression des doigts sur la poignée).

Pour s'exercer

Il est préférable de s'exercer sur une pelouse bien dégagée.

  • Equiper la ligne d'un bas de ligne d'une longueur de canne et nouer un brin de laine (environ la grosseur d'une mouche) au bout du bas de ligne. Ce brin de laine agira comme un minuscule aérofrein.
  • Sortir du moulinet une longueur de soie égale à environ trois fois la longueur de la canne.
  • Etendre cette soie bien droite sur le sol en prolongement de la canne.
  • Se positionner la ligne des épaules perpendiculaire à la soie.

-Tenir la canne le scion bas dans le prolongement de la soie.

  • Commencer les mouvements.

Il est essentiel que la ligne soit bien tendue dès le départ du mouvement d'arraché pour armer rapidement le ressort de la canne.

Les faux lancers

Les faux lancers consistent à fouetter la ligne sans que la mouche ne touche l'eau. Cela permet :

  • de sécher la mouche,
  • d'allonger le jet et de favoriser la visée.

2 ou 3 faux lancers sont amplement suffisants.
Quant le geste est bien assimilé, il est tant d'apprendre l'allongement de la ligne. Pour ce faire :

  • Tirer du moulinet une brassée de ligne d'environ 1,50m à 2m, que le lanceur laissera pendre entre le moulinet et la main qui tient la poignée,
  • avec la main gauche (pour un droitier) saisir la ligne à hauteur de la poignée,
  • libérer la ligne de la main droite et amener la main gauche à hauteur de la poche du pantalon,
  • commencer à fouetter comme précédemment.

Le lanceur doit sentir, dans sa main gauche, la ligne tirer quant elle s'étend vers l'avant. Il suffit alors de desserrer les doigts pour laisser filer une longueur de ligne qui allongera le jet.

Recommandations

  • S'efforcer de laisser glisser la ligne entre ses doigts afin d'en garder le contrôle.
  • De cette manière, il est possible à nouveau d'allonger la ligne au battement suivant, en tirant avec la main gauche une brassée supplémentaire du moulinet pendant le mouvement d'arraché.
  • Apprendre à limiter le nombre de faux lancers pour ne pas effrayer le poisson.
  • Si la ligne forme de larges boucles, s'accroche lors du lancer arrière ou touche l'eau, il faut garder un poignet ferme.
  • Bouger l'avant bras à partir du coude pour obtenir un lancer arrière haut.
  • Attention au "coup de fouet" : c'est le claquement caractéristique que l'on entend lors du lancer arrière car la ligne n'est pas complètement tendue (timing non respecté) lorsque l'on ramène vers l'avant.
  • L'amplitude de la boucle doit être suffisamment ample pour ne pas accrocher la ligne ou la mouche à l'extrémité de la canne, puis doit rester suffisamment serrée pour conserver énergie et trajectoire.

Le shoot

Le shoot est dit aussi "coulé" ou "lancer projeté".
Il est destiné à allonger le jet juste avant le posé de la mouche, permettant ainsi d'éviter les faux lancers de séchage au-dessus du poisson convoité au risque de l'alerter. Il se pratique comme le faux lancer d'allongement, mais, après avoir bloqué la canne à 11 heures, on la laisse l'avant-bras s'abaisser pour accompagner le posé de la mouche tout en permettant à la longueur de ligne tenue en réserve de filer entre les doigts.
Attention au timing !
NB : à la pêche, surtout en rivière, environ 80% des poissons sont prenables à moins de 10 mètres.

Le lancer horizontal ou de côté

Il permet au pêcheur de dégager la trajectoire de sa ligne d'un éventuel obstacle placé devant lui ou du côté opposé à la main qui tient la canne; ou bien encore de glisser la ligne sous cet obstacle.
Il s'exécute comme le lancer vertical sauf que l'ensemble du mouvement est effectué de côté suivant une oblique pouvant aller jusqu'à l'horizontale et même au-delà.

Le lancer de revers

Il permet, comme le lancer horizontal, de dégager la trajectoire de sa ligne d'un éventuel obstacle placé devant soi ou du côté de la main qui tient la canne; ou bien encore de glisser la ligne sous cet obstacle.
Pour pratiquer ce lancer :

  • Il faut éviter de laisser la canne s'incliner trop vers l'arrière lors de l'arraché.
  • Lever le bras étendu à la hauteur de l'épaule, canne pointée en direction de la mouche.
  • Effectuer le mouvement d'arraché d'un coup de poignet vers l'arrière, tout en pliant le coude et en ramenant d'un mouvement accéléré la base du pouce en direction de son nez.
  • La canne étant inclinée à 45° vers la gauche, blocage, temps d'arrêt habituel (timing), et accélération progressive vers l'avant pour bloquer fermement puis posé.

Le lancer roulé

Utilisé lorsque qu' un obstacle derrière soi empêche le mouvement arrière. Très agréable à pratiquer.

  • Dérouler du moulinet une longueur de soie équivalente à la distance désirée qui sera maintenue dans le main gauche (pour un droitier),
  • Redresser la canne un peu plus loin que la verticale de façon à ramener la ligne derrière soi, en la décalant légèrement latéralement,  
  • Attendre impérativement que l'extrémité de la soie soit immobile sur l'eau et face à soi,

Et lorsque la canne et la boucle de soie forment un D :

  • Fouetter vers l'avant en poussant énergiquement avec une trajectoire rectiligne.

Quand la soie se pose à la surface de l'eau, baisser la canne.
Problèmes spécifiques : la distance reste limitée et la mouche se mouille vite car il n'y a pas de faux lancer pour la sécher.

Autres lancers et posés

Il existe d'autres lancers adaptés aux conditions de pêche rencontrées et au type de pêche pratiqué.

Posé en S

Posé en " S " du bas de ligne et de la pointe :
Il faut viser un peu au-delà du but fixé, en appliquant au fouetté vers l'avant un peu plus d'énergie que pour un shoot normal.
Avant que le bas de ligne et la pointe ne se posent, bloquer le glissement de la ligne vers l'avant ou la tirer un peu en arrière.

Lancer aval

Le lancer aval en sèche permet de pêcher des obstacles inaccessibles en aval. On se placera quelques mètres en amont du poste à pêcher en s'efforçant de rester le plus discret possible (le poisson regarde vers l'amont).

  • Allonger un peu de soie comme pour un lancer classique et bloquer la canne à mi-hauteur (10h) pour shooter sans l'abaisser à 9h (c'est à dire sans posé).
  • La mouche devra retomber pratiquement aux pieds du lanceur.
  • Abaisser ensuite la canne en suivant la dérive de la mouche vers l'aval, le courant absorbera progressivement le surplus de soie.

NB : On peut terminer le posé par un posé en S si le courant est fort afin d'éviter un dragage précoce de la mouche.

Conseil : A la touche, plonger le scion de la canne dans l'eau afin de déséquilibrer le poisson pour qu'il quitte son poste.

Problèmes spécifiques :

  • Le courant a tendance à tendre la ligne et immerger la mouche, ce qui rend l'arraché difficile voire impossible. Il faut donc raccourcir la ligne de quelques brassées pour diminuer son poids et faire remonter la mouche en surface afin d'obtenir une tension convenable pour l'arraché. Celui-ci devra être sec et rapide pour rester le plus discret possible.
  • Pour un ferrage efficace, Il faudra augmenter la pointe (12 voire 14/100ème) et bien évaluer la longueur de ligne à déployer afin d'arriver sur le poisson avec suffisamment de tension dans la soie.
  • La tension étant, le ferrage doit être délicat pour éviter la casse ou blesser le poisson.

Le lancer parachute

Peut être utilisé en sèche et en nymphe afin d'éviter le dragage. Il permet aussi de faciliter l'immersion d'une nymphe.
Il faut bloquer la canne lors du lancer avant vers 11h (ne pas mettre trop de puissance), puis baisser la canne. La pointe tombera en paquet suivie de la mouche qui sera beaucoup plus libre dans sa dérive.
Problème spécifique : manque de précision.

Le lancer plaqué

Il permet de faciliter l'immersion d'une nymphe, notamment lors de la pêche en nymphe à vue.
Il a pour effet de taper la nymphe sur l'eau afin que celle-ci transperce la pellicule.
Pour ce faire, lors du lancer avant, ne pas stopper la canne avant qu'elle ne soit à l'horizontale, ce qui a pour effet de plaquer la soie, le bas de ligne et la nymphe sur l'eau.
Problème spécifique : Manque de discrétion.

Le lancer arbalète

Le lancer arbalète est le seul lancer possible lorsque l'on se trouve sur une berge très encombrée par la ripisylve ne permettant pas de dérouler de la soie. Il est aussi utilisé lorsqu'un poisson est très proche du pêcheur.
C'est un lancer remarquable de discrétion. On le pratique pour des distances de pêche comprises entre 2 et 5 mètres (même s'il est possible avec beaucoup d'entraînement et une nymphe suffisamment plombée d'atteindre 10 à 15 mètres).
Dans le même esprit que pour le lancer classique, la pointe de la canne sera dirigée vers le haut (parachute) ou vers le bas (plus ou moins plaqué).
On tiendra l'imitation dans la main opposée à la canne. Il faut ensuite exercer une tension en tirant sur la ligne afin de charger la canne, puis lâcher brusquement pour projeter la mouche.
La technique de l'arbalète s'utilise essentiellement en nymphe à vue et quelques fois en sèche.

Le lancer sous la main

Utilisé pour passer sous un obstacle comme des branches retombant sur l'eau.
C'est une variante du lancer de côté, le lanceur envoie la boucle sous la pointe de la canne.
Ceci est obtenu en exécutant le lancer de côté et en descendant un peu la pointe de la canne (la pointe décrit une trajectoire sous forme de soucoupe durant le lancer).
L'avantage est d'obtenir avec un blocage franc, une pointe qui remonte.

Le lancer courbe

L'objectif est de présenter la mouche sans que la soie ne passe au dessus du poisson (on parle de "mouche première")
Pour cela il faut créer un arc de cercle avec la ligne et le bas de ligne. Le lancer sera effectué dans un plan quasi horizontal en coup droit ou revers :

  • Ne pas “shooter“ sur le dernier lancer avant mais simplement accompagner la soie en levant légèrement le scion de la canne.
  • Baisser la canne à l'horizontale, une fois que le scion se trouve dans l'axe de la cible.

Problème spécifique : le ferrage sera difficile.

Le Mending

Mouvement permettant d'éviter le dragage qui se produit en rivière à cause de l'alternance de veines calmes et de courants.
La soie subissant l'action du courant forme une boucle vers l'aval et entraîne rapidement le bas de ligne et la mouche restés en amont.
Le dragage se produit à chaque fois que la mouche, le bas de ligne et la soie dérivent à des vitesses différentes. La mouche tirée sur l'eau provoque un sillon et un bruit (inaudible au pêcheur) qui effraient le poisson et impliquent un refus voire une fuite.
Le mending désigne le geste qui consiste à éliminer cette boucle en repositionnant la soie en amont du bas de ligne.
Canne basse, scion pointé en direction de la soie, il faut relever d'un geste sec l'intégralité de la soie, de la pointe du scion jusqu'à son raccord avec le bas de ligne, et reposer la soie en amont en réalisant un arc de cercle.
Il est nécessaire de répéter ce geste autant de fois que nécessaire pour positionner la soie en amont du bas de ligne et de la mouche qui doit toujours évoluer naturellement, à la même vitesse que le courant.

Lancer dans le vent

Le vent de face est le plus délicat à pratiquer, surtout pour le bas de ligne qui se déplie mal. Le mieux dans ce cas, est de réaliser des lancers plus longs que nécessaire, de manière à dépasser le poste visé.
Au dernier moment, avant que la mouche atteigne la surface de l'eau, il convient également de tirer légèrement sur la soie afin de déplier parfaitement le bas de ligne.

Le vent latéral risque d'emmener la ligne à gauche ou à droite de l'endroit où l'on souhaite poser l'artificielle. La seule solution consiste à viser plus ou moins sur le côté et à essayer, tant que faire ce peut, de rectifier en permanence la trajectoire de la soie en fonction de la direction du vent dominant.

Le vent dans le dos s'avère être plutôt un bon allié car il emmène la ligne à grande distance devant soi et aide à l'étaler correctement.

Pour pouvoir pratiquer par temps venteux, il convient quelques fois d'adapter son matériel :

  • Soie fine (voire naturelle)
  • Bas de ligne tissé
  • Ne jamais oublier qu'il y a moins de vent à la surface de l'eau...et adapter son lancer en conséquence.

Les tractions

Lorsque l'on effectue des faux lancers, la main qui tient la soie ressent parfaitement la tension qu'exerce la soie aussi bien en avant qu'en arrière.
Si la main gauche (pour un droitier) effectue à ce moment une traction sur la soie, la tension sur la canne s'accentue et la vitesse de la ligne augmente.
Lorsque cette traction se fait sur l'avant, on l'appelle "simple traction" et lorsqu'elle est effectuée deux fois c'est à dire une fois en avant et une fois en arrière, on l'appelle "double traction".
Ces techniques sont utilisées en réservoir ou sur les grandes rivières, mais aussi par des compétiteurs de "casting" (compétitions de distance) ou de "flycast" (démonstrations de lancers spectaculaires) pour allonger le jet.
Pour apprendre ces techniques de simple et double traction, l'idéal est de vous faire aider par un moniteur diplômé.
Consultez la rubrique Initiation et Perfectionnement

Pour le plaisir

Regardez cette vidéo et imaginez les sensations et le plaisir qui vous attendent quand vous maîtriserez quelques lancers.

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