Rivières, lacs et réservoirs

La pêche n'est pas une action "au hasard". Pour pêcher à la mouche, il faut mettre toutes les chances de son côté pour leurrer un poisson. Il est donc primordial :

  • de savoir aborder les cours d'eau en fonction de leurs différents profils.
  • de savoir observer avant de pêcher, pour repérer les zones d'habitats des poissons,
  • de relever tous les indices qui permettront de tracer sa progression le long du cours d'eau et provoquer la rencontre avec le poisson.

C'est la "lecture" de l'eau.

Les ruisseaux

Ils se caractérisent par leur faible largeur, leur faible profondeur moyenne et leur faible débit fonction de leur pente.

Les ruisseaux de plaine

Au courant régulier et modéré, ils sont les plus difficiles à pêcher parce qu'ils exigent à la fois une approche très discrète et une présentation très précise. Ils abritent souvent des zones de frai de géniteurs remontés de l'aval. Il est nécessaire d'aborder ce genre de cours d'eau dans le sens de la longueur et toujours de l'aval vers l'amont (sans marcher dans l'eau). Il faut s'efforcer de placer sa mouche au plus près des berges. On pêche près ou très près de l'eau, le bas de ligne doit être court et précis (2 mètres). L'action de pêche est simple : poser sa mouche au plus près de l'endroit visé et laisser dériver sur une très courte distance (50 cm à 1 mètre maxi sans dragage).

En début de saison, une nymphe ou une imitation de gammare (assez volumineuse et peu ou pas lestée) navigant à quelques centimètres de la surface est probablement l'imitation qui provoquera le plus de touches. En pleine saison, des imitations d'insectes terrestres sont également efficaces. Si le ruisseau est bordé par les prés, une imitation de sauterelle ou de hanneton posée sous les arbres sera appréciée.

Les ruisseaux de montagne

Malgré leur faible largeur, la pêche est plus facile car |'approche du pêcheur est masquée par les mouvements de l'eau agitée. Les truites y sont souvent plus nombreuses et affamées. Une mouche sèche genre palmer, cul de canard ou nymphe à peine lestée qu'on promène autour des cailloux et près des berges conviennent. Dans ces eaux propices à la reproduction mais pauvres en nourriture on ne touche souvent que des truitelles.

Les rivières moyennes

En France, ce genre de rivière mesure entre 10 et 20 ou 25 mètres de large et constitue l'essentiel des cours d'eau classés en première catégorie. Ces rivières sont de deux principaux types : les rivières calcaires et les rivières à fond rocheux. Tous les modes de pêche peuvent y être pratiqués (sèche, nymphe, noyée). Un équipement de puissance N° 4 ou N° 5 est celui qui convient.

Les rivières calcaires

Les rivières calcaires coulent le plus souvent en plaine ou sur des plateaux dans lesquels elles ont creusé leur lit. Alimentées principalement par des sources ou des résurgences, leur courant est relativement lent et régulier entrecoupé de parties plus rapides. A la belle saison leur lit est souvent envahi d'herbiers qui élèvent le niveau, ce qui rend le faucardage souvent indispensable. Les rivières de ce type qui coulent en Normandie représentent le modèle de ce que les Britanniques appellent « chalk streams ».

Les rivières granitiques

Les rivières à fond rocheux se trouvent le plus souvent en altitude et coulent sur des terrains de grès ou de granit. Alimentées en grande partie par des eaux de ruissellement. Leurs niveaux d'eau dépend des précipitations. Leur substrat constitué de sables et de graviers est propice à la reproduction et les blocs rocheux qui les parsèment offrent de nombreuses caches aux poissons.

Les grandes rivières

Elles dépassent couramment 30 mètres de large et ne sont pas très nombreuses en France. Les postes à truites sont souvent disséminés et la profondeur d'eau est importante. Pour pêcher, il faut être capable de lancer loin et d'exécuter des posés précis ainsi que des dérives parfaites sans dragage. Il est préférable d'utiliser systématiquement de très légères nymphes, ou si l'on pêche en sèche en recherchant les poissons gobeurs, utiliser des mouches qui travaillent dans la pellicule d'eau très près de la surface.

Les lacs et réservoirs

En France, les lacs naturels abritant des truites sauvages ne sont pas très nombreux ni très productifs. Ils sont souvent situés en altitude. Leur pêche qui dépend de leur topographie, de leur population et des circonstances atmosphériques est une affaire de spécialiste.

D'autres lacs naturels ou étangs appelés aussi « réservoirs », faciles d'accès ont été peuplés de truites provenant de pisciculture et sont dédiés à la pêche à la mouche. La plupart des réservoirs sont classés en « eaux closes » et demeurent ouverts à la pêche toute l'année.

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